Légumes de marché
Home » Légumes de Marché » IRC 1 : Heures de travail/acre ou lit

Pourquoi est-ce important?

La main-d’œuvre est souvent l’une des plus grosses dépenses, sinon la plus grosse, des producteurs de légumes frais;, le suivi de ces données et des modifications apportées peuvent donc avoir une grande incidence sur vos coûts de production.

1.Commençons tout de suite


Utilisez la feuille de travail ci-dessous pour suivre vos coûts de main-d’œuvre par culture ou par lit. Déterminez comment vous souhaitez suivre les coûts de main d’oeuvre :

2.Apporter des améliorations


 

Uniformiser les tâches le plus possible. Une tâche prévisible est toujours plus facile à effectuer efficacement, car les travailleurs ont peu de difficulté à trouver leur rythme, à repérer les légumes à jeter et à trouver les améliorations possibles. Les tâches non normalisées s’effectuent généralement moins efficacement, car les travailleurs n’ont pas pris la cadence et ils font plus d’erreurs, ce qui augmente les coûts. Si vous envisagez d’embaucher des travailleurs saisonniers, réfléchissez à la manière dont les procédures opérationnelles standard vous aideront à les former.

Selon le montant d’heures/acre ou /lit, quelles cultures vous rapportent le plus compte selon les besoins de main d’oeuvre?

Les principaux facteurs à considérer pour réduire le manque de productivité de la main d’oeuvre sont :

  • Les activités à valeur ajoutée par rapport aux activités sans valeur ajoutée. Selon le concept « Lean », il n’existe que trois types d’activités sur une exploitation agricole1 :
    • Les tâches qui ajoutent de la valeur (p. ex. semer, récolter, laver)
    • Les tâches qui n’apportent aucune valeur ajoutée mais qui sont néanmoins nécessaires (p. ex. préparation du sol, livraison, désherbage)
    • Les tâches en pure perte (p. ex. emballer les produits au-delà de ce qui est nécessaire)

Selon Ben Hartman, auteur de « The Lean Farm », votre objectif devrait être de transférer autant d’activités que possible dans la catégorie 1 (tâches qui ajoutent de la valeur) et de minimiser celles qui n’apportent aucune valeur mais qui restent nécessaires, et enfin d’éliminer celles qui n’ajoutent pas de valeur et qui ne sont pas nécessaires.

  • Uniformiser les tâches le plus possible. Une tâche prévisible est toujours plus facile à effectuer efficacement, car les travailleurs ont peu de difficulté à trouver leur rythme, à repérer les légumes à jeter et à trouver les améliorations possibles. Les tâches non normalisées s’effectuent généralement moins efficacement, car les travailleurs n’ont pas pris la cadence et ils font plus d’erreurs, ce qui augmente les coûts. Si vous envisagez d’embaucher des travailleurs saisonniers, réfléchissez à la manière dont les procédures opérationnelles standard vous aideront à les former.
  • Minimiser les mouvements. Par exemple, il est plus efficace de manutentionner le produit à la main au champ (lorsque la réglementation applicable en matière de salubrité alimentaire le permet), plutôt que de le stocker dans un tas et le déplacer pour le manutentionner ailleurs pour la prochaine étape. Pour minimiser les déplacements, il faut songer au nombre de fois où on doit déposer et reprendre le produit au stade de la transformation. Si vous récoltez et transformez le produit en une seule étape, vous éliminerez de nombreux gestes de manipulation.
  • Considérez les moyens technologiques.Des technologies simples, comme un brumisateur de serre ou un semoir à grande trémies peuvent raccourcir la durée des tâches et améliorer la qualité et l’uniformité du produit. Les moyens de captage de l’énergie solaire pour les besoins de chauffage et de refroidissement peuvent également avoir des applications pratiques.

 

Des technologies simples, comme un brumisateur de serre ou un semoir à grande trémies peuvent raccourcir la durée des tâches.

  • Des outils tels que les scanneurs de codes à barres et les étiquettes d’identification par radiofréquence peuvent réduire les erreurs et éliminer la nécessité de saisir manuellement les numéros de stock et de vente.
  • Les systèmes de planification des ressources d’entreprise (PRE) sont des logiciels polyvalents qui permettent d’intégrer et de gérer les principales fonctions commerciales. Les systèmes PRE régissent les fonctions de comptabilité, de gestion de relation client, d’inventaire et de ressources humaines, et permettent ainsi d’économiser du temps et de l’argent.
  • Les investissements technologiques judicieux nécessitent une bonne part de planification. Faites des achats un élément central de votre stratégie commerciale. Achetez de l’équipement ou des technologies qui répondent aux besoins de votre ferme et qui vous aident à réduire vos besoins de main-d’œuvre et les autres postes de dépenses. Une machine surdimensionnée ou coûteuse est une source de gaspillage et peut vous obliger à donner une formation complexe et élaborée aux travailleurs.

Partage des coûts d’achat de l’équipement :https://www.ontariosoilcrop.org/canadian-agricultural-partnership/

La meilleure façon de réduire systématiquement les pertes et les sources de gaspillage et de minimiser les activités non productives est de suivre ce processus à cinq étapes :

  1. Déterminer la valeur des activités : Identifiez les activités ou les processus de votre atelier de légumes frais qui contribuent à créer de la valeur. Qu’est-ce que le GEMBA?
  2. Cartographiez le flux de mise en valeur : Cernez toutes les étapes de la chaîne de valeur de l’activité ou du processus précis afin de bien comprendre comment votre ferme fonctionne.
  3. Créez un flux cohérent : Comptez ou mesurez les éléments compris à chaque étape du processus dans le diagramme de la chaîne de valeur ou dans la liste des processus.
  4. Identifiez les solutions : Utilisez les outils de la méthode Lean pour évaluer les principaux processus de votre ferme et cerner les solutions requises pour éliminer les pertes et les sources de gaspillage, réduire les besoins de main d’œuvre et améliorer la sécurité.
  5. Visez la perfection : Assurer des gains continus et s’efforcer d’instaurer une culture d’amélioration continue.

Utilisez la feuille de travail pour appliquer ce processus en cinq étapes à votre ferme.

3.Établissement d’objectifs :


Fixer un objectif d’amélioration :

 

La ” règle d’or ” de la gestion agricole : une amélioration de 5 % de la productivité, plus une augmentation de 5 % du savoir-faire marketing, plus un gain d’efficacité de 5 % (baisse des coûts de production) équivaut à une amélioration de 117 % du résultat net2.

Veuillez créer un compte pour accéder à la section sur la fixation d\'objectifs. Cela vous permettra de vous connecter en tout temps afin de pouvoir évaluer votre progression. Vous aurez accès à des exemples de mesures que vous pouvez prendre pour atteindre vos objectifs, et vous aurez l\'occasion d\'indiquer quelles mesures vous prendrez. N\'oubliez pas de télécharger vos formulaires d\'IRC remplis afin de pouvoir y accéder à l\'avenir.

1 Ben Hartman, The Lean Farm

2 https://www.fcc-fac.ca/en/ag-knowledge/ag-economics/to-stay-competitive-use-the-5-per-cent-rule.html

« L’installation d’une technologie simple dans votre serre, p. ex. un brumisateur, pour que vous n’ayez pas à passer 2 heures par jour à arroser au printemps, aura un grand impact. »
– Amanda Bilek, productrice
Chilligo Creek Farm

« Même quelque chose de simple, comme l’ajout de roues aux tables des serres, peut permettre d’économiser de la main-d’œuvre. Les tables peuvent être déplacées à l’extérieur pendant la phase de transition au printemps, au lieu de sortir et rentrer les plateaux un par un. » 
– Amanda Bilek, productrice
Chilligo Creek Farm

« Regardez les prévisions météorologiques pour le jour du marché. S’il pleut toute la journée du samedi, les ventes seront à la baisse. Si vous le pouvez, retardez la récolte et apportez moins de légumes au marché ce jour-là. »
– Amanda Bilek, propriétaire 
Chilligo Creek Farm

« Des recherches récentes sur les tomates de transformation produites en Ontario ont montré des augmentations de production pouvant aller jusqu’à 81 %, dans différents types de sols, lorsque l’irrigation est planifiée au moyen d’un calendrier approprié. » 
– MAAARO

« Il est très important de mesurer la consommation d’eau. Peu de systèmes d’irrigation sont munis de débitmètres.  La tendance naturelle en Ontario est de sous-arroser. Lorsque les producteurs font un meilleur suivi de l’utilisation de l’eau, ils ont tendance à utiliser plus d’eau, et il observent une hausse de la productivité. Ainsi, la quantité d’eau utilisée par unité produite peut diminuer en chiffres absolus. »   
– Rebecca Shortt 
Ingénieure, Irrigation, MAAARO

Ressources supplémentaires:

http://www.agrability.org/wp-content/uploads/2016/05/Small-Farm-Guide-to-Purchasing-Equipment.pdf

https://www.fcc-fac.ca/fr/ag-knowledge/knowledge/buy-or-lease-farm-equipment-which-option-is-right-for-you.html

https://www.bdc.ca/fr/articles-tools/employees/pages/default.aspx

Logiciel de suivi des coûts de main d’oeuvre : https://www.fruitandveggie.com/companies/croptracker-welcomes-ontario-berry-growers-association-20292

http://www.omafra.gov.on.ca/french/busdev/facts/16-025.htm

http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/urbanagbib/sellingyourproducts.htm

http://www.omafra.gov.on.ca/french/engineer/irrigation.htm

http://www.farmfoodcareon.org/wp-content/uploads/2017/08/Measuring-Water-Fact-Sheet.pdf

http://www.farmfoodcareon.org/wp-content/uploads/2017/08/Self-Assessment-Irrigation.pdf

Répertoire des exploitations agricoles ASC en Ontario : http://csafarms.ca/wp/

Local Food and Farm Co-op Ontario : https://www.localfoodandfarm.coop/

Ontario Farm Fresh Marketing Association : http://ontariofarmfresh.com/about-us/
http://smallfarmcanada.ca/2014/understanding-regional-food-hubs/